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Cognitif0L'ingénierie cognitive couvre tous les spectres des sciences de l'information et de la communication comme les architectures systèmes, les réseaux d'informations, l'intelligence collective, les systèmes cognitifs, l'interaction homme-système, la représentation de formes et la recherche d'information ...

L’ingénierie cognitive a donc pour vocation de développer de nouvelles façons de penser les processus sociaux et concevoir des organisations basée sur la théorie des systèmes complexes et la modélisation des processus d’auto-organisation. Dans de nombreux champs disciplinaires allant de la biologie à l’écologie en passant par Internet et l’informatique, l'ingénierie cognitive permet d’explorer la conception de systèmes socio-organisationnels complexes. L'ingénierie cognitive aborde aussi les nouvelles générations de technologies capables d’immerger les usagers dans des environnements aussi bien réels que virtuels où ils peuvent interagir non seulement cognitivement mais aussi comportementalement, émotionnellement et culturellement.

Les champs d'applications de l'ingénierie cognitive concernent la formation, l’ergonomie virtuelle (évaluation des interfaces), la neuroergonomie, la multimodalité dans les applications multicanaux, la communication transdimensionnelle dans le quotidien.

Comment rendre intuitive et transparente une interface, comment optimiser son efficacité en fonction d’un contexte dynamique, comment réduire les temps d’apprentissage ou même les annuler, voir les anticiper, ... sont quelques uns des champs de recherches abordées en ingénierie cognitive.

energyChakrasL’ingénierie cognitive est une discipline à l’intersection de la psychologie cognitive, de l’ergonomie et de l’ingénierie. Elle permet de concevoir des systèmes technologiques adaptés à la fois aux opérateurs, à leurs modes de traitement de l’information et aux contraintes relatives aux objets sur lesquels les opérateurs doivent effectuer des transformations. Cette approche se distingue des méthodes classiques par le fait qu’elle souligne l’importance de comprendre le comportement des opérateurs comme une approche écologique des activités humaines. Les comportements humains sont considérés comme principalement forgés par les contraintes provenant du domaine sur lequel ils déploient une activité. Il est possible, ensuite, de concevoir des instruments et notamment des interfaces Homme-Machine affichant de manière claire les contraintes du domaine de travail auxquels les opérateurs doivent s’adapter. De nombreux travaux notamment expérimentaux montrent qu’une interface de ce type améliore la performance des opérateurs notamment en situation imprévue. Ces derniers perçoivent distinctement les contraintes du domaine et donc s’y adaptent de manière plus efficiente que durant des interactions avec des instruments et interfaces classiques qui privilégient certaines informations parmi d’autres au gré des choix souvent intuitifs des concepteurs de système.